Le leadership du Maroc au CIC-MAB de l’UNESCO

L'ANDZOA clôture avec succès sa présidence du programme MAB au Paraguay

Du 3 au 6 juin 2026, la participation du Royaume à la 38ᵉ session du CIC-MAB consacre deux années d’engagement pour l’avenir des réserves de biosphère et le développement durable des territoires.

Hernandarias (Paraguay), le 07 Juin 2026 – Le Royaume du Maroc a réaffirmé son rôle moteur dans la gouvernance environnementale mondiale lors de la 38ᵉ session du Conseil international de coordination du Programme sur l’Homme et la biosphère (CIC-MAB) de l’UNESCO. Cet événement stratégique marque la clôture du mandat de la présidence marocaine du Conseil (2024-2026), exercée par Mme Latifa Yaakoubi, Directrice Générale de l’ANDZOA et Présidente du Comité National MAB Maroc.

Portée par la vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, la délégation marocaine — menée conjointement par Mme Yaakoubi et Son Excellence M. Samir Addahre, Ambassadeur et Délégué permanent du Maroc auprès de l’UNESCO — a activement contribué à dessiner les nouvelles orientations mondiales de la préservation de la biodiversité.

Un bilan salué

Le leadership du Maroc à la tête du CIC-MAB a reçu un accueil unanime de la part des États membres. Cette session s’est ouverte dans un contexte charnière, un an après l’adoption du Plan d’action de Hangzhou 2026-2035, la nouvelle feuille de route mondiale des réserves de biosphère.

Dans son allocution officielle, la Directrice Générale de l’ANDZOA a rappelé la philosophie qui guide l’action du Royaume : « Les réserves de biosphère sont bien plus que des espaces protégés. Elles constituent des territoires d’innovation, de recherche, d’apprentissage et d’espoir, où se construit chaque jour un équilibre durable entre les besoins des populations et la préservation des écosystèmes. »

Des priorités d'avenir

Au cours des sessions de travail, le Maroc a partagé son expertise reconnue dans la gestion intégrée des zones oasiennes et de l’Arganeraie – véritables modèles de réserves de biosphère résilientes. Les contributions nationales ont principalement ciblé trois axes majeurs :

  • Les solutions basées sur la nature pour contrer le changement climatique et le stress hydrique.
  • La recherche scientifique appliquée et la valorisation des savoir-faire traditionnels.
  • L’implication des jeunes dans les projets de développement durable territorial.

Une dynamique internationale

En marge des travaux du Conseil, la délégation a multiplié les rencontres bilatérales de haut niveau, renforçant l’axe de la coopération Sud-Sud. Ces échanges ont permis de poser les jalons de futurs partenariats techniques sur la gestion durable des ressources et la valorisation des produits du terroir.

En reliant le Maroc, Hangzhou et le Paraguay, ces deux années de présidence démontrent la capacité de notre Royaume à fédérer la communauté internationale autour d’une vision commune où l’Homme et la biosphère progressent en totale harmonie.

Clôture de la 8e édition du Congrès International de l’Arganier à Essaouira

La recherche scientifique et l'innovation au service de la résilience hydrique de l'Arganeraie

Placée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, la 8e édition du Congrès International de l’Arganier (CIA) s’est tenue du 8 au 10 mai 2026 à Essaouira, réunissant près de 500 congressistes autour des enjeux de préservation et de valorisation durable de l’Arganier.

Essaouira, le 10 mai 2026 – Les travaux de la 8e édition du Congrès International de l’Arganier ont pris fin dimanche à Essaouira, après trois journées d’échanges scientifiques et institutionnels d’envergure. Organisé sous le thème « De l’Arganeraie à l’Arganiculture : l’Arganier, pilier de la résilience hydrique des écosystèmes, des territoires et des communautés », ce rendez-vous scientifique majeur a été porté par l’Agence Nationale pour le Développement des Zones Oasiennes et de l’Arganier (ANDZOA), en partenariat avec l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA), l’Agence Nationale des Eaux et Forêts (ANEF) et la Fédération Interprofessionnelle de la Filière de l’Argane (FIFARGANE).

Cette édition a coïncidé avec la célébration de la Journée Internationale de l’Arganier, proclamée par les Nations Unies à l’initiative du Maroc, afin de mettre en lumière le rôle écologique, économique et culturel de cet arbre emblématique dans la lutte contre la désertification et le changement climatique.

Une cérémonie de clôture présidée par le ministre

La cérémonie de clôture a été présidée par M. Ahmed El Bouari, ministre de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts, témoignant de l’importance stratégique accordée à cette filière par les plus hautes autorités du Royaume. Dans une allocution lue en son nom, le gouverneur de la province d’Essaouira, M. Mohammed Rachid, a souligné que ce congrès traduit l’intérêt accordé par le Maroc à la préservation de l’Arganier et à la valorisation durable de son écosystème, conformément aux Hautes Orientations Royales. Il a rappelé qu’Essaouira constitue l’un des principaux territoires de l’Arganeraie marocaine avec plus de 150 000 hectares et plus de 200 coopératives féminines actives dans la filière.

Dans son allocution d’ouverture, la directrice générale de l’ANDZOA, Mme Latifa Yaakoubi, a affirmé que le Maroc est désormais engagé dans une nouvelle dynamique visant à faire de l’Arganier un levier stratégique de résilience hydrique, de développement territorial intégré et de transition écologique. Elle a souligné que le Royaume opère actuellement un « virage stratégique » dans le cadre de la stratégie Génération Green 2020-2030, dont l’objectif est de dépasser le modèle traditionnel de cueillette pour faire émerger une arganiculture moderne, structurée et technologiquement avancée.

Mme Yaakoubi a également annoncé que les premières productions d’huile d’argan issues de plantations conduites selon des modèles agricoles modernes devraient être extraites dès l’été prochain, une étape qu’elle a qualifiée de « cap historique ».

Visite de terrain et lancement de projets structurants

En marge du congrès et précédant la cérémonie de clôture, M. Ahmed El Bouari a effectué une visite de terrain à la commune territoriale d’El Korimate, dédiée au suivi et au lancement de plusieurs projets agricoles et ruraux inscrits dans le cadre de la stratégie « Génération Green ». Accompagné des responsables des services agricoles aux niveaux central, régional et provincial, le ministre a visité deux plateformes expérimentales dédiées à la plantation du caroubier et de l’atriplex sur une superficie totale de 46 hectares, illustrant la volonté du Royaume de diversifier les systèmes de production et de renforcer la résilience des écosystèmes face aux changements climatiques.

Le ministre a également supervisé l’opération de distribution d’équipements agricoles, de matériels destinés à la valorisation des produits du terroir ainsi que de citernes d’eau au profit des coopératives agricoles et des groupements d’éleveurs affiliés à l’Association nationale des éleveurs ovins et caprins. Cette visite a permis de faire le point sur les projets d’agriculture solidaire et de diversification des systèmes de production réalisés au profit des petits agriculteurs, des femmes et des jeunes ruraux de la province.

Dans ce cadre, dix projets ont été lancés pour un investissement global dépassant 132 millions de dirhams, bénéficiant à plus de 7 000 agriculteurs. Les investissements mobilisés dans le cadre du programme de valorisation des produits du terroir dans la province ont dépassé 18 millions de dirhams au profit de 150 coopératives regroupant plus de 1 400 adhérents, dans l’objectif de renforcer la compétitivité des produits du terroir et d’améliorer les conditions de leur valorisation. De son côté, le programme de développement des parcours et de renforcement de la résilience de l’élevage pastoral mobilise un investissement global avoisinant 15 millions de dirhams.

Remise des prix aux jeunes chercheurs et perspectives scientifiques

La cérémonie de clôture du congrès a été ponctuée par la remise des prix « Jeunes chercheurs » dans la catégorie master/mémoire d’ingénieur, attribués respectivement à Bounasser Bouchra (1er prix), Nouhaila Menan (2e prix) et Saida Dakir (3e prix). Dans la catégorie thèse de doctorat, le 1er prix a été décerné à Mohamed Mouafik, suivi de Oussama Bayssi (2e prix) et Abdelmoiz El Faqer (3e prix). Des distinctions ont aussi été remises dans le cadre des « Doctoriales de la Chaire ICESCO de l’Arganier », avec un 1er prix attribué à Laila Amjlef, un 2e prix à Amina Braimi et un 3e prix à Boujemaa Fassih.

Les participants ont souligné la nécessité de passer d’une gestion forestière traditionnelle à une véritable arboriculture moderne, à travers l’adoption de variétés inscrites au catalogue officiel et multipliées par clonage afin de garantir productivité et qualité. Mettant en avant les avancées réalisées dans les domaines de la biotechnologie et de la génomique, avec le séquençage de l’Arganier par l’INRA ayant permis l’identification de près de 35 000 gènes, ils ont insisté sur l’importance de l’exploitation des sous-produits de l’Arganier afin de renforcer la rentabilité de la filière et de favoriser une meilleure intégration des agriculteurs, des femmes et des jeunes. Ils ont également plaidé pour le renforcement des systèmes agroforestiers, la multiplication des initiatives de type SIPAM et la valorisation du potentiel de séquestration du carbone par l’Arganier.

La cérémonie a également été marquée par la signature de plusieurs conventions de partenariat visant à renforcer la recherche scientifique, promouvoir l’innovation et soutenir le développement durable de la filière de l’Arganier. L’ANDZOA a ainsi signé des conventions avec l’INRA, l’Institut Africain de la Nutrition des Plantes (APNI) et la société Managem, portant notamment sur le développement de programmes de recherche appliquée, le renforcement des capacités techniques et scientifiques, l’amélioration des pratiques liées à l’arganiculture ainsi que la promotion de solutions innovantes en faveur de la durabilité et de la résilience de l’écosystème. À travers cette nouvelle édition, le Congrès International de l’Arganier confirme une fois encore son positionnement en tant que plateforme internationale d’échange, de réflexion et de prospective, contribuant à accompagner la dynamique de développement de la filière dans le cadre de la stratégie Génération Green 2020-2030.

Journée Internationale de l’Arganier – Édition 2026

L’Arganier, pilier stratégique de la résilience hydrique et de la transition écologique

Placée sous le thème de la résilience hydrique et climatique, l’édition 2026 met en lumière le rôle stratégique de l’Arganier dans la préservation des écosystèmes, la protection de la biodiversité, la lutte contre la désertification et le développement durable des territoires.

Essaouira, le 10 mai 2026 – À l’occasion de la Journée Internationale de l’Arganier, célébrée le 10 mai de chaque année depuis sa proclamation par les Nations Unies en 2021, le Royaume du Maroc réaffirme son engagement en faveur de la durabilité de cet écosystème unique. Coïncidant avec la clôture des travaux de la 8ᵉ édition du Congrès International de l’Arganier, cette commémoration solennelle célèbre l’Arganier comme symbole universel de résilience, de durabilité et de transmission des savoir-faire ancestraux.

La transition historique vers l’Arganiculture

La célébration internationale de cette année souligne un tournant majeur : la transition historique de l’Arganier, d’arbre forestier à arbre agricole. Cette mutation, portée par le développement de l’Arganiculture moderne, s’impose désormais comme un pilier d’une agriculture durable et résiliente. Ce modèle novateur est capable de répondre concrètement aux défis environnementaux majeurs, tout en sécurisant les enjeux liés à la durabilité hydrique et à la sécurité alimentaire dans les zones touchées par le stress climatique.

Face aux défis croissants liés au changement climatique, aux épisodes répétés de sécheresse et à l’aridité, l’Arganeraie marocaine confirme son rôle crucial de bouclier écologique. L’arbre demeure un rempart naturel indispensable contre l’avancée du désert, assurant à la fois la stabilisation des sols et la préservation de la biodiversité locale. Les initiatives de l’ANDZOA et de ses partenaires visent à accélérer le déploiement de solutions basées sur la nature pour garantir la régénération pérenne de cette biosphère.

Hommage aux femmes rurales

La Journée Internationale de l’Arganier constitue également un hommage appuyé aux communautés locales, et plus particulièrement aux femmes rurales. Réunies au sein de coopératives dynamiques, elles s’imposent comme les véritables gardiennes d’un patrimoine naturel, culturel et humain unique. Par leurs gestes et leurs techniques, elles œuvrent depuis des générations à la préservation, à la transmission et à la valorisation économique de la filière.

Sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Maroc réaffirme une vision ambitieuse faisant de l’Arganier un levier majeur de résilience climatique, de développement territorial intégré et de prospérité durable au service des générations présentes et futures.

61ᵉ édition du Salon International de la Rose à Parfum

L'engagement de l'ANDZOA en faveur du développement intégré des zones oasiennes

Placé sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’Assiste, cet événement phare consacre la filière de la rose comme un levier majeur de développement intégré pour les zones oasiennes et de montagne.

Kelaat M’gouna, le 8 mai 2026 – Dans le cadre de son action continue pour la valorisation des filières agricoles à haute valeur ajoutée, la Directrice Générale de l’ANDZOA, Mme Latifa Yaakoubi, a pris part aux côtés de la délégation officielle aux activités de la 61ᵉ édition du Salon International de la Rose à Parfum au Maroc.

La visite officielle a été présidée par le Ministre de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts, M. Ahmed El Bouari. Cet événement d’envergure a réuni le Gouverneur de la province de Tinghir, le Président du Conseil Régional de Drâa-Tafilalet, le Président de la Chambre Régionale d’Agriculture, ainsi que le Président de la Fédération Interprofessionnelle Marocaine de la Rose à Parfum (FIMAROSE).

La rose au cœur de Génération Green

Organisée sous le thème « La filière de la rose à parfum au cœur du développement intégré des zones oasiennes », cette édition s’inscrit en droite ligne avec le déploiement du plan agricole régional et de la stratégie nationale Génération Green 2020-2030.

Pour l’ANDZOA, la rose à parfum représente bien plus qu’une richesse florale : c’est un moteur socio-économique essentiel pour l’autonomisation des populations locales et la résilience des écosystèmes ruraux de montagne. Le salon s’impose ainsi comme une plateforme de référence pour connecter les producteurs, les coopératives et les investisseurs. Il permet de mettre en lumière la diversité des produits dérivés (huiles essentielles, cosmétiques, eau de rose) tout en préservant les savoir-faire traditionnels.

L’innovation et l’excellence récompensées

La journée a été marquée par la célébration des acteurs clés de la filière à travers plusieurs initiatives de premier plan :

  • Remise de prix d’encouragement aux meilleures exploitations agricoles (traditionnelles et modernes) ainsi qu’aux unités de valorisation du Rosa Damascena.
  • Couronnement des lauréats du Hackathon « Smart Rose Challenge », mettant en avant l’innovation technologique des jeunes porteurs de projets.
  • Hommage aux producteurs distingués lors du dernier Salon International de l’Agriculture au Maroc (SIAM) à Meknès, saluant leurs efforts de modernisation.

À travers sa participation active, l’ANDZOA réaffirme son engagement à soutenir la structuration de cette filière d’excellence, garantissant ainsi un avenir prospère et durable pour les territoires oasiens.

Partenariat stratégique pour la résilience climatique

L’ANDZOA accompagne une délégation de haut niveau de la Banque mondiale dans les oasis marocaines

Du 4 au 7 mai 2026, une mission itinérante d’envergure consacre la convergence des efforts pour la résilience climatique et le développement territorial durable.

Ouarzazate, le 7 mai 2026 – Dans le cadre du renforcement des liens historiques entre le Royaume du Maroc et la Banque mondiale, l’Agence Nationale pour le Développement des Zones Oasiennes et de l’Arganier (ANDZOA) a coordonné et accompagné, du 4 au 7 mai 2026, une visite de terrain de haut niveau.

Cette délégation de premier plan était présidée par Mme Meskerem Brhane, Directrice régionale du pôle « Planet » (Eau, Agriculture, Environnement, Sauvegardes environnementales et sociales) pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA). Elle était accompagnée de M. Ahmadou Moustapha Ndiaye, Directeur pays pour le Maghreb et Malte, de Mme Maria Sarraf, Chef de l’unité Environnement pour la région MENA, et de M. Toufiq Bennouna, expert principal en environnement.

Un circuit technique au cœur de la résilience oasienne

La mission a sillonné un itinéraire stratégique englobant les localités de Ouarzazate, Skoura, Kelaat M’gouna, Boumalne Dades et M’semrir. Ce déploiement a permis à l’institution financière internationale d’évaluer concrètement l’impact des projets de préservation des écosystèmes fragiles et d’étudier les défis structurels de ces territoires.

Les observations et les séances de travail ont ciblé trois priorités fondamentales :

  • La sécurité hydrique et la gestion des risques : L’examen des dispositifs de lutte contre les inondations, de prévention des incendies et de protection des palmeraies.
  • La sauvegarde du génie hydraulique traditionnel : Le suivi des programmes de réhabilitation des Khettaras, infrastructures clés pour la durabilité de l’irrigation oasienne.
  • La valorisation des produits du terroir : L’évaluation des filières agricoles à haute valeur ajoutée, notamment la rose à parfum, l’olive et la pomme.

Dialogue territorial et valorisation du patrimoine

Les rencontres successives avec les coopératives, les groupements associatifs et les acteurs locaux ont donné lieu à des échanges approfondis sur l’adaptation au changement climatique et l’économie rurale inclusive. Les experts ont pu apprécier l’appropriation des programmes de développement par les communautés locales.

En marge de ce parcours technique, la délégation a également assisté à l’ouverture du Salon International de la Rose à Parfum à Kelaat M’gouna, un carrefour célébrant le savoir-faire ancestral et l’identité culturelle des oasis du Royaume.

Cette visite d’envergure illustre l’intérêt croissant des bailleurs de fonds internationaux pour les modèles de développement intégrés du Maroc. Elle réaffirme le rôle central de l’ANDZOA en tant que catalyseur des partenariats stratégiques pour l’amélioration des conditions de vie en milieu rural.

L’ANDZOA et le Fonds Vert pour le Climat en visite de terrain à Essaouira

En marge du SIAM, une mission conjointe avec l’ADA valide les impacts socio-économiques et écologiques du projet de développement de l’Arganiculture.

Essaouira, le 2 mai 2026 – Dans la continuité des rencontres stratégiques tenues en marge de la 18ᵉ édition du Salon International de l’Agriculture au Maroc (SIAM), une délégation de haut niveau du Fonds Vert pour le Climat (GCF) a effectué une visite de terrain d’envergure dans la province d’Essaouira. Menée par Mme Catherine Koffman et M. Gabriel Boc, cette mission s’est déroulée en présence des directeurs et des cadres techniques de l’Agence Nationale pour le Développement des Zones Oasiennes et de l’Arganier (ANDZOA) et de l’Agence de Développement Agricole (ADA).

Ce déplacement a permis d’évaluer in situ les impacts concrets du projet de développement de l’Arganiculture dans les zones vulnérables, un programme structurant piloté par l’ANDZOA, soutenu par l’ADA et cofinancé par le Fonds Vert pour le Climat.

Une dynamique territoriale importante

Les présentations techniques animées par les cadres de l’ANDZOA et de l’ADA ont mis en évidence la progression remarquable des chantiers à l’échelle provinciale. Les données consolidées témoignent de l’ampleur de la transformation des paysages ruraux :

  • Plus de 3 000 hectares d’Arganiers ont été plantés avec succès.
  • Plus de 1 400 hectares sont conduits en systèmes agroforestiers innovants, associant l’Arganier au câprier, dont la majeure partie est entrée en phase de production.
  • Plus de 13 infrastructures de collecte des eaux de pluie ont été réalisées pour sécuriser les irrigations d’appoint et atténuer les effets du stress hydrique.

L’agroforesterie comme pilier de la résilience

Le parcours de la délégation, allant des périmètres de plantation aux bassins de rétention des eaux pluviales, a confirmé la viabilité du modèle agroforestier adopté. Cette approche intégrée s’impose comme une solution basée sur la nature performante, capable de concilier la restauration de la biodiversité et l’adaptation aux mutations climatiques.

Les échanges directs avec les bénéficiaires ont mis en lumière l’impact socio-économique immédiat du programme, qui se traduit par une diversification des revenus et une amélioration tangible des moyens de subsistance des ménages ruraux.

L'autonomisation des femmes

La mission s’est clôturée au sein d’une coopérative locale de production et de valorisation de l’huile d’Argan. Cette étape a mis en exergue le rôle pivot des femmes rurales, actrices économiques majeures et véritables gardiennes du savoir-faire traditionnel lié à cet écosystème unique.

À Essaouira, la synergie entre l’ANDZOA, l’ADA et le Fonds Vert pour le Climat démontre que la valorisation des territoires de l’Arganeraie repose sur un équilibre vertueux entre rigueur technique, inclusion sociale et durabilité environnementale.

Sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’Asisste

8ᵉ édition du Congrès International de l’Arganier

Placé sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, cet événement phare consacre la filière de l’Arganier comme un levier majeur de développement intégré pour les zones oasiennes et de montagne.

Essaouira, le 1ᵉʳ mai 2026 – Le Ministère de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts annonce la tenue de la 8ᵉ édition du Congrès International de l’Arganier (CIA). Ce rendez-vous scientifique de référence mondiale se déroulera du 8 au 10 mai 2026 dans la ville d’Essaouira.

Organisé par l’Agence Nationale pour le Développement des Zones Oasiennes et de l’Arganier (ANDZOA), cet événement est le fruit d’une convergence d’efforts et d’un partenariat historique avec l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA), l’Agence Nationale des Eaux et Forêts (ANEF) et la Fédération Interprofessionnelle de la Filière de l’Argane (FIFARGANE). Pour cette édition, près de 500 congressistes, chercheurs, experts, institutionnels et professionnels de la filière, venus du Maroc et du monde entier, sont attendus.

De l'arbre forestier à l'Arganiculture résiliente

Placée sous le thème révélateur « De l’Arganeraie à l’Arganiculture : l’Arganier, pilier de la résilience hydrique des écosystèmes, des territoires et des communautés », cette édition met en lumière les avancées scientifiques et les innovations technologiques majeures au service d’une gestion durable et d’une valorisation intégrée de l’Arganeraie marocaine.

Le congrès témoigne du dynamisme exceptionnel de la recherche scientifique et du rayonnement croissant de la filière à l’échelle mondiale. Preuve de cette mobilisation internationale, le comité d’organisation a sélectionné près de 120 communications scientifiques inédites. Le programme s’articulera autour de sessions stratégiques couvrant :

  • L’analyse globale de l’écosystème de l’Arganeraie face au stress hydrique.
  • Le développement de l’Arganiculture moderne et l’apport des biotechnologies.
  • La valorisation commerciale, biologique et bio-médicale des produits dérivés.
  • Les dimensions socio-économiques et environnementales de la Réserve de Biosphère de l’Arganeraie (RBA).

Un carrefour d'innovation

Au-delà du simple partage de connaissances, ce congrès biennal s’impose comme une véritable plateforme internationale d’échange, de réflexion et de prospective. Les recommandations et les conclusions qui y seront formulées contribueront directement à définir les stratégies futures de développement durable de la filière. Elles accompagneront de manière opérationnelle la dynamique sectorielle nationale portée par la stratégie Génération Green 2020-2030.

À travers cette 8ᵉ édition, l’ANDZOA et ses partenaires entendent ainsi concilier l’innovation technique, la préservation écologique d’un écosystème unique et la création de valeur économique inclusive pour les populations et les communautés locales oasiennes.

Filière phénicicole

Signature d’un accord stratégique entre le Maroc et le Conseil International des Dattes

En marge du SIAM, un protocole d’accord institutionnel scelle la coopération pour la modernisation du secteur et la valorisation internationale de la datte marocaine.

Meknès, le 22 avril 2026 – Le Ministère de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts a franchi une étape clé pour l’avenir des zones oasiennes en concluant un accord de partenariat avec le Conseil International des Dattes (ICD). La signature de ce protocole d’accord s’est déroulée le lundi 20 avril à Ifrane, en marge des activités de la 18ᵉ édition du Salon International de l’Agriculture au Maroc (SIAM).

Le document a été paraphé par le Ministre de l’Agriculture, M. Ahmed El Bouari, et Son Altesse Royale la Princesse Sara bint Bandar bin Abdulaziz, Directrice exécutive du Conseil International des Dattes. Cet accord vise à instaurer un cadre institutionnel de coopération, à renforcer les mécanismes de coordination sur les dossiers d’intérêt commun, et à fluidifier l’échange de données techniques et statistiques liés au palmier dattier.

Excellence technique et recherche scientifique

Le protocole d’accord dessine une feuille de route axée sur l’excellence agricole et la durabilité des oasis. Les deux parties s’engagent à déployer des programmes de formation technique et de renforcement des capacités afin de généraliser les bonnes pratiques agricoles (BPA) auprès des phéniciculteurs.

Le volet scientifique occupe une place centrale dans cette alliance. Face à l’urgence du changement climatique, le partenariat va stimuler la recherche et l’innovation autour de trois axes majeurs :

  • L’analyse des impacts climatiques sur le comportement des palmeraies.
  • Le développement de solutions durables pour la sauvegarde des ressources génétiques.
  • La préservation de la biodiversité unique au sein des écosystèmes oasiens marocains.

Valorisation du « Mejhoul »

L’un des grands piliers de cet accord concerne l’amélioration de la qualité et l’augmentation de la valeur ajoutée des dattes marocaines. Le Conseil et le Ministère prévoient le développement de normes de qualité rigoureuses, ciblant tout particulièrement la prestigieuse variété « Mejhoul ». Le soutien à l’innovation post-récolte, la modernisation des unités de transformation et le partage des capacités d’exportation permettront de renforcer la transparence des marchés et de stimuler le commerce international.

En marge de la signature, M. Ahmed El Bouari et S.A.R. la Princesse Sara bint Bandar bin Abdulaziz ont tenu des discussions bilatérales approfondies. La Directrice exécutive de l’ICD a exprimé l’ambition du Conseil de s’appuyer sur l’expertise marocaine pour promouvoir la valeur nutritionnelle, scientifique et humaine de la datte à l’échelle mondiale. De son côté, le Ministre a souligné la pleine disposition du Royaume à partager son expérience oasienne, rappelant que la présence de l’ICD au SIAM témoigne du rôle central du Maroc dans ce secteur.

Pour l’ANDZOA, cet accord représente un levier opérationnel majeur qui viendra appuyer les objectifs de la stratégie Génération Green 2020-2030 en matière de restructuration et de modernisation de la filière phénicicole.

18ᵉ édition du SIAM-2026

Son Altesse Royale le Prince Moulay Rachid préside la cérémonie d’ouverture

Du 20 au 28 avril 2026 à Meknès, le Salon International de l’Agriculture au Maroc s’affirme comme un carrefour mondial majeur sous le thème « Production animale durable et souveraineté alimentaire ».

Meknès, le 20 avril 2026 – Son Altesse Royale le Prince Moulay Rachid a présidé, ce lundi au Mechouar Stinia – Sahrij Souani de Meknès, la cérémonie d’ouverture de la 18ᵉ édition du Salon International de l’Agriculture du Maroc (SIAM). Organisé sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, cet événement d’envergure illustre l’engagement indéfectible du Royaume, sous l’impulsion royale, à relever les défis contemporains liés au développement durable, au changement climatique et à la sécurité alimentaire.

À son arrivée sur les lieux, Son Altesse Royale le Prince Moulay Rachid a passé en revue un détachement des Forces auxiliaires qui lui ont rendu les honneurs. Il a ensuite été accueilli par une délégation de haut niveau composée de Son Altesse Royale la Princesse Sarah bint Bandar bin Abdulaziz Al Saud, Directrice Exécutive du Conseil International de la Datte, du Ministre de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts, M. Ahmed El Bouari, du Wali de la région de Fès-Meknès, du Président du Conseil Régional de Fès-Meknès, du Préfet de Meknès, du Président du Conseil Préfectoral, du Président du Conseil Municipal, ainsi que du Président de la Commune de Mechouar Stinia.

Étaient également présents pour accueillir Son Altesse Royale : le Président de la Chambre Régionale d’Agriculture de Fès-Meknès, le Pacha de Mechouar Stinia, le Président et les membres du Conseil d’Administration du SIAM, les sponsors officiels, le Président de la Fédération des Chambres d’Agriculture, le Président de la Confédération Marocaine de l’Agriculture et du Développement Rural (COMADER), ainsi que le Délégué Général par intérim du salon.

Consécration des signes distinctifs de qualité et de terroir

En ouverture de la cérémonie, Son Altesse Royale le Prince Moulay Rachid a remis des certificats de reconnaissance d’appellation d’origine et de qualité aux responsables de plusieurs coopératives et associations agricoles, récompensant l’excellence des terroirs :

  • L’Indication Géographique « Louz Ghassat » (Amandes de Ghassat) a été décernée à M. Mohamed Bouskssou, président de l’Union coopérative « Oukrour » de la région de Drâa-Tafilalet.
  • L’Appellation d’Origine « Cumin du Pays d’Alnif » a été remise à M. Mohand Ahmadi, président du Groupement d’Intérêt Économique « Alnif Tafraout Maider » de la même région.
  • L’Indication Géographique Protégée (IGP) « Poivrons doux séchés d’Oulad Ali – Fkih Ben Salah » a été attribuée à M. Mohamed Haidach, président de la coopérative agricole « Haidach » dans la région de Béni Mellal-Khénifra.
  • L’IGP « Huile d’olive vierge extra de Kelaa Sraghna » a été décernée à M. Abdelrahman Labied, président de l’Association d’origine des produits oléicoles de Kelaa Sraghna et ses environs dans la région de Marrakech-Safi.

Une envergure internationale

À l’entrée du Salon, Son Altesse Royale le Prince Moulay Rachid a été accueillie par le ministre portugais de l’Agriculture et de la Pêche, dont le pays est l’invité d’honneur de cette 18ᵉ édition — un choix qui témoigne des relations privilégiées et du dynamisme de la coopération bilatérale entre le Maroc et le Portugal.

Le Prince Moulay Rachid a également été salué par les représentants des pays étrangers invités (Cameroun, Côte d’Ivoire, France, Gambie, Madagascar, Mali, Ouganda, Pologne, Sao Tomé-et-Principe, Soudan et Turquie) ainsi que par les partenaires internationaux du salon, notamment l’Organisation afro-asiatique pour le développement rural (AARDO) et l’Organisation arabe pour le développement agricole (AOAD).

Suite à cela, Son Altesse Royale a visité l’espace « Régions » avant de poser pour une photo souvenir avec les présidents des conseils régionaux du Royaume.

Poursuivant son parcours, Son Altesse Royale le Prince Moulay Rachid a visité les espaces « Production animale », « Sécurité alimentaire » et « Conseil agricole » du pavillon du Ministère de l’Agriculture. Il s’est également arrêté au pavillon du Groupe OCP ainsi qu’à ceux des sponsors et partenaires institutionnels (Crédit Agricole du Maroc, Mutuelle Marocaine d’Assurance Agricole – MAMDA, et Agence Nationale du Cadastre et de la Cartographie). Son Altesse Royale a enfin arpenté l’espace « International » et les pôles thématiques consacrés aux « Fournitures agricoles », à l’« Agriculture numérique », aux « Industries et Services Alimentaires », à la « Nature et Environnement », à la « Mécanisation », aux « Produits locaux », aux « Intrants pour l’élevage » et à l’« Élevage ».

Le SIAM 2026 : un pôle d'innovation mondial

Déployé sur le site historique de Sahrij Souani qui couvre une superficie globale de 37 hectares, le SIAM 2026 réunit 70 pays participants. Cette édition met l’accent sur les progrès réalisés dans le développement des filières de production animale, notamment en matière de santé et de bien-être animal, de sécurité sanitaire, ainsi que de performance économique et technique de l’élevage rattaché aux zones oasiennes et de montagne.

Depuis sa création, conformément aux directives de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le SIAM s’est imposé comme un carrefour incontournable pour les décideurs, les acteurs économiques et les partenaires internationaux. Avec plus de 1 500 exposants, 500 coopératives, 200 éleveurs, 45 délégations étrangères et plus de 1,1 million de visiteurs attendus, cette 18ᵉ édition s’affirme comme un puissant catalyseur de développement économique et d’innovation technologique, consolidant l’identité et la compétitivité du secteur agricole marocain à l’échelle régionale et mondiale.

Première édition du Forum National des Oasis à Zagora

L’ANDZOA s'engage pour la durabilité et le patrimoine oasien

Placé sous le signe du développement territorial, cet événement phare consacre l’action de l’ANDZOA comme un levier majeur de développement intégré, alliant la résilience économique à la préservation du patrimoine des zones oasiennes.

Zagora, le 9 avril 2026 – La Directrice Générale de l’Agence Nationale pour le Développement des Zones Oasiennes et de l’Arganier (ANDZOA), Mme Latifa Yaakoubi, a pris part aux côtés des délégations officielles à l’ouverture de la première édition du Forum National des Oasis à Zagora. Cet événement d’envergure est organisé par la Province de Zagora, en partenariat avec le Ministère de l’Intérieur et le Ministère de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts, sous le thème : « Les oasis : défi de durabilité et de développement humain ».

En tant que partenaire institutionnel et stratégique de premier plan, l’ANDZOA s’est positionnée au cœur de ce rassemblement. L’Agence y a impulsé une double dynamique : le lancement d’investissements structurants majeurs pour le territoire et la mise en valeur du patrimoine immatériel oasien à travers un pavillon d’exposition inédit.

Un plan d'investissement de 623 MD

Les travaux de cette première journée ont été marqués par la signature d’un programme de mise à niveau historique pour la région, matérialisant la convergence des politiques publiques :

  • Le programme de mise à niveau des oasis de Drâa et Maïder (2026-2029) : Ce dispositif d’envergure mobilise une enveloppe budgétaire globale de 623 millions de dirhams sur quatre ans. Placé sous la supervision de la Province de Zagora, ce projet est le fruit d’un partenariat élargi unissant la Direction des Affaires Rurales du Ministère de l’Intérieur, le Conseil de la Région Drâa-Tafilalet, le Conseil Provincial de Zagora, l’ANDZOA, la Direction Régionale de l’Agriculture, l’ORMVA de Ouarzazate, l’ONCA, ainsi que les Agences des Bassins Hydrauliques de Drâa-Oued Noun et de Guir-Ziz-Rhéris. Ses objectifs prioritaires sont d’accélérer la résilience des écosystèmes oasiens face au changement climatique, de moderniser la gestion intégrée des ressources en eau et d’élever durablement le niveau de vie des populations locales.

En phase avec les orientations de la stratégie Génération Green, l’ANDZOA a également accompagné la conclusion d’une convention innovante entre l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA) et la société « DigiCrop ». Cet accord porte sur la mise en œuvre d’un projet pilote dédié à l’agriculture de précision et au développement technologique au sein du laboratoire d’expérimentation agricole de Zagora, ouvrant la voie à des solutions numériques pour rationaliser l’utilisation de l’eau d’irrigation.

L'ANDZOA célèbre un patrimoine mondial

Parallèlement aux signatures d’accords, le point d’orgue événementiel de ce forum a été le déploiement par l’ANDZOA d’un pavillon oasien d’une grande richesse, dédié à l’oasis de Figuig, désignée comme invitée d’honneur. Cet espace immersif a mis en lumière le patrimoine historique et culturel de cette région, réputée pour sa reconnaissance par la FAO en tant que Système Important du Patrimoine Agricole Mondial (SIPAM).

Le parcours, résumé par l’Agence autour de cinq thématiques majeures, a captivé les délégations et le grand public :

  1. Patrimoine des Ksours : Une collection de manuscrits précieux et d’archives documentant l’architecture défensive des sept ksours de Figuig.
  2. Systèmes agricoles : La mise en avant de la phéniciculture associée aux cultures intercalaires et à l’élevage traditionnel saharien.
  3. Génie hydraulique : Une présentation de l’ingéniosité locale dans la mobilisation durable des ressources en eau. La pièce maîtresse du pavillon consistait en une maquette 3D interactive modélisant le fonctionnement des Khettaras, des bassins de rétention et du répartiteur principal de l’eau.
  4. Artisanat ancestral : Des pièces textiles et bijoux témoignant de savoir-faire transmis de génération en génération.
  5. Gastronomie locale : Une mise à l’honneur des arts culinaires oasiens à travers des plats emblématiques (Couscous, Trid, Mhymh, Berkoukech).

La forte affluence enregistrée sur le pavillon de l’ANDZOA confirme le succès de cette approche intégrée. En liant le financement de grands chantiers de développement rural à la sauvegarde de la mémoire des oasis, l’Agence réaffirme son rôle de pivot incontournable pour la prospérité et le rayonnement des territoires oasiens du Royaume.

La 4ème édition du Salon International de l’Arganier

Un carrefour continental entre diplomatie culturelle et développement durable

En marge de la Coupe d’Afrique des Nations, cet événement d’envergure consacre l’Arganier comme un symbole de résilience, de solidarité et de valorisation des savoir-faire ancestraux.

Agadir, le 17 janvier 2026 – Placé sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, la quatrième édition du Salon International de l’Arganier, qui s’est tenue à Agadir, a clos ses portes en s’imposant comme un événement d’envergure internationale au carrefour de la diplomatie culturelle, du développement durable et de la valorisation du patrimoine vivant. Organisé en synergie avec l’effervescence de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), ce rendez-vous majeur a réuni un ensemble diversifié d’acteurs institutionnels, de chercheurs, d’artisans et de délégations continentales, positionnant la capitale du Souss comme le centre névralgique du dialogue africain autour de la durabilité.

Le leadership féminin de l'Argan

Cette édition a été marquée par la participation remarquée de la femme rurale dans toute sa dimension de gardienne de l’Arganeraie. En tant que protectrices de la biosphère et actrices centrales de sa chaîne de valeur, les femmes oasiennes ont illustré la continuité d’un savoir-faire immatériel transmis de génération en génération.

À travers les coopératives et les initiatives entrepreneuriales, le salon a mis en relief un modèle de développement inclusif et solidaire. Ce système associe de manière vertueuse la préservation de l’écosystème à l’autonomisation économique des femmes et à la transformation des territoires ruraux.

Une vitrine de terroir et d’artisanat

Les espaces d’exposition ont mis en lumière la richesse exceptionnelle des produits issus de la Réserve de Biosphère de l’Arganeraie (RBA). Les stands ont dévoilé la diversité des applications de l’huile d’Argan alimentaire et cosmétique, des dérivés naturels innovants ainsi que des cosmétiques de haute qualité.

L’artisanat traditionnel a également occupé une place de choix, illustrant la finesse, la créativité et l’authenticité des savoir-faire locaux. Chaque pièce exposée témoignait du lien intime unissant l’Homme à son milieu naturel et de la richesse de la mémoire collective marocaine.

Un rayonnement international

Profitant du rayonnement continental et de la visibilité médiatique de la CAN, le salon a renforcé le positionnement de la filière sur les marchés internationaux. L’Arganier a ainsi dépassé sa seule dimension environnementale pour s’affirmer comme un véritable patrimoine humain universel, porteur de valeurs de durabilité, de solidarité et d’espérance.

À travers la réussite de cette édition, l’ANDZOA réaffirme son engagement à structurer cette filière stratégique, faisant de la gestion durable des ressources locales un levier de prospérité globale pour les générations futures.

Sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’Assiste

Le Salon International de l’Arganier 2025-2026 : Agadir au cœur d’une dynamique africaine

Placé sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’Assiste, cet événement phare consacre la filière de l’Arganier comme un levier majeur de développement intégré pour les zones oasiennes et de montagne.

Agadir, le 24 décembre 2025 – Sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, et sous l’égide du ministère de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural, des Eaux et Forêts, l’Agence Nationale pour le Développement des Zones Oasiennes et de l’Arganier (ANDZOA) organise la quatrième édition du Salon International de l’Arganier. Cet événement d’envergure se tient à Agadir, sur la Place Prince Héritier, du 21 décembre 2025 au 16 janvier 2026.

Une dimension panafricaine

Organisé dans un contexte exceptionnel marqué par l’accueil par le Royaume du Maroc de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025, cet événement s’inscrit dans une dynamique panafricaine affirmative. Le Salon International de l’Arganier 2025 ambitionne de devenir un espace de référence pour le dialogue, le partage d’expériences et la coopération entre les pays africains autour des enjeux de résilience climatique, de développement durable et de valorisation des ressources naturelles.

La participation de près de 20 pays africains confère au Salon une dimension continentale, faisant de l’Arganier un symbole fédérateur de dialogue et de diversité culturelle.

Un carrefour entre terroir et artisanat

Cette édition réunit la production de l’Arganier et l’artisanat traditionnel au sein d’un espace d’exposition riche et diversifié. Plus de 200 stands mettent en valeur l’huile d’Argan dans ses usages alimentaires et cosmétiques, ainsi qu’une large gamme de produits dérivés et de créations artisanales issues de la Réserve de Biosphère de l’Arganeraie, reflétant la richesse du patrimoine naturel et culturel marocain.

Placée sous le thème « L’Arganier : symbole de résilience et d’adaptation, un pont de communication africaine », cette quatrième édition vise à positionner l’Arganeraie marocaine comme un modèle africain de développement durable, conciliant préservation des écosystèmes, autonomisation des femmes rurales et création de valeur économique inclusive. Elle met également en lumière le rôle central des coopératives féminines, véritables gardiennes d’un savoir-faire ancestral, dans la gestion durable de cet écosystème unique.

Une plateforme face aux défis climatiques

Face aux défis croissants liés au changement climatique et aux épisodes répétés de sécheresse, le Salon International de l’Arganier 2025 se veut une plateforme de mobilisation et d’accélération des initiatives en faveur de la résilience de la filière Arganière, pilier socio-économique et écologique du Royaume. Il propose un programme riche et interactif, comprenant notamment le Village de l’Arganier, un espace immersif dédié à la découverte des produits artisanaux, aux démonstrations culinaires et aux échanges directs avec les producteurs locaux.

À travers cette quatrième édition, l’ANDZOA réaffirme son engagement en faveur de la valorisation durable des territoires oasiens et de l’Arganeraie, tout en s’inscrivant pleinement dans la vision africaine du Royaume du Maroc, fondée sur la coopération, la solidarité et le co-développement au service d’un avenir durable et partagé.

Programme MAB de l’UNESCO

L’ANDZOA porte la voix du Maroc lors de la réunion de l’ArabMAB aux Émirats arabes unis

Réunis à Fujairah, les Comités nationaux arabes structurent leur gouvernance pour la période 2026-2028 et s’alignent sur les objectifs mondiaux du Plan de Hangzhou.

Fujairah (Émirats arabes unis), le 20 novembre 2025 – Le Royaume du Maroc a activement contribué aux travaux de la 11ᵉ réunion régionale des Commissions nationales arabes pour le Programme sur l’Homme et la biosphère (MAB) de l’UNESCO. Ce sommet de premier plan s’est tenu du 17 au 22 novembre 2025 à Fujairah, aux Émirats arabes unis, réunissant les principaux décideurs, experts et institutions partenaires de la région arabe autour des enjeux de préservation des écosystèmes et de développement territorial intégré.

La délégation marocaine a été menée par Mme Latifa Yaakoubi, Directrice Générale de l’Agence Nationale pour le Développement des Zones Oasiennes et de l’Arganier (ANDZOA) et Présidente du Comité National MAB Maroc. Intervenant dans un contexte international charnière, marqué par l’adoption récente du Plan d’action de Hangzhou, cette session a jeté les bases d’une coopération technique et d’une coordination régionale accrues.

Une gouvernance consolidée

La cérémonie officielle d’ouverture a mis en lumière le niveau de coordination du réseau et a été couronnée par l’élection du nouveau comité exécutif pour le mandat 2026-2028. Témoignant de la confiance des membres dans la continuité des actions, le conseil d’administration a été reconduit sous la présidence des Émirats arabes unis, représentés par Mme Asila Al-Ola Al-Hashemi. L’événement a également été marqué par la création du nouveau Bureau arabe pour le Programme MAB.

Mme Latifa Yaakoubi s’est par ailleurs félicitée de l’élection historique de M. Khaled El-Enany à la tête de l’UNESCO. Elle a souligné que cet événement constitue un signal fort pour l’Afrique et le monde arabe, ouvrant la voie à une meilleure mise en avant des priorités régionales dans les domaines des sciences, de l’éducation et de l’environnement.

Le modèle oasien marocain

Le Réseau arabe (ArabMAB) regroupe aujourd’hui un patrimoine naturel exceptionnel de 36 d’aires protégées réparties dans 14 pays. En sa qualité de Présidente du Comité national marocain, la Directrice Générale de l’ANDZOA a présenté un panorama des quatre réserves de biosphère reconnues par l’UNESCO au Maroc, qui incarnent la vision stratégique nationale impulsée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI :

  • La Réserve de Biosphère de l’Arganeraie (RBA) : Modèle unique de résilience face à la désertification et pilier de l’économie inclusive rurale.
  • La Réserve de Biosphère des Oasis du Sud Marocain (RBOSM) : Écosystème fragile associant la phéniciculture à la gestion durable des ressources hydriques.
  • La Réserve de Biosphère Transcontinentale de la Méditerranée (RBTM) : Passerelle écologique et scientifique unissant le Maroc et l’Espagne.
  • La Réserve de Biosphère de la Cédraie du Moyen Atlas (RBCMA) : Château d’eau du Royaume et sanctuaire exceptionnel de biodiversité.

Mme Yaakoubi a rappelé que le Maroc assure la présidence du Conseil international de coordination du Programme MAB (CIC-MAB). Cette distinction internationale consacre la pertinence de la gouvernance participative marocaine, qui réussit à intégrer harmonieusement les populations locales au cœur des processus de conservation.

Coopération Sud-Sud

Face à la sévérité du changement climatique, à l’érosion de la biodiversité et aux fortes pressions exercées sur les ressources naturelles, la réunion a validé le nouveau plan stratégique d’ArabMAB pour la période 2026-2028. Mme Latifa Yaakoubi a lancé un appel à l’action collective, insistant sur la nécessité de catalyser la coopération Sud-Sud, de codévelopper des programmes de recherche scientifique et de faciliter l’accès aux mécanismes de financement internationaux.

Les travaux se sont conclus par une visite technique de terrain au Parc National de Wadi Wurayah. Cette immersion a permis aux participants d’échanger sur les meilleures pratiques mondiales en matière de gestion intégrée des ressources en eau, d’implication communautaire et de développement d’un écotourisme durable.

Autonomisation économique des femmes et des jeunes

Le Chef du Gouvernement visite la Maison des produits du terroir de la femme oasienne

Placé sous le signe du développement territorial inclusif, ce projet s’inscrit au cœur des orientations stratégiques de l’ANDZOA visant à dynamiser l’économie sociale et solidaire dans les zones oasiennes.

Errachidia, le 11 novembre 2025 – Le Chef du Gouvernement, M. Aziz Akhannouch, a effectué ce mardi une visite de terrain au projet de la Maison des produits du terroir de la femme oasienne, située dans la commune de Chorfa M’daghra (Province d’Errachidia). Ce déplacement s’est déroulé en marge de la rencontre nationale consacrée au lancement officiel du nouveau système d’appui aux Très Petites, Petites et Moyennes Entreprises (TPME).

Pour cette visite, le Chef du Gouvernement était accompagné d’une importante délégation officielle comprenant le Wali de la région de Fès-Meknès, le Président du Conseil Régional, plusieurs membres du staff ministériel, ainsi que la Directrice Générale de l’Agence Nationale pour le Développement des Zones Oasiennes et de l’Arganier (ANDZOA), Mme Latifa Yaakoubi.

Un hub d'insertion et de valorisation

Ce projet structurant abrite plusieurs unités de production modernes dédiées notamment au miel, au couscous, au tissage et à l’artisanat d’art. Il ambitionne de renforcer l’autonomisation socio-économique de la femme rurale et de générer des opportunités d’emploi pérennes au profit des femmes et des jeunes de la province.

D’un coût officiel d’environ 8,5 millions de dirhams, la Maison des produits du terroir est le fruit d’une forte convergence partenariale. L’ANDZOA s’est mobilisée de manière active à toutes les étapes clés du projet, depuis les phases d’études et de construction jusqu’au cofinancement des équipements et à l’accompagnement technique sur le terrain.

Bilan 2020-2025

À l’occasion de cette visite, un focus a été présenté sur le bilan des interventions de l’Agence en matière d’appui au tissu économique oasien. Entre 2020 et 2025, l’ANDZOA a financé et accompagné 976 initiatives locales et activités économiques à travers trois programmes majeurs :

  1. Le programme d’appui et d’accompagnement des initiatives locales (renforcement des groupements de producteurs).
  2. Le programme de développement de l’entrepreneuriat autour des métiers et services liés à la filière du palmier dattier.
  3. Le programme de création et de soutien de modèles économiques provinciaux orientés directement vers l’employabilité.

Ces trois axes sectoriels ont mobilisé une enveloppe budgétaire globale de 246 millions de dirhams, incluant une contribution directe de l’ANDZOA à hauteur de 95 millions de dirhams.

Un impact majeur sur l'emploi local

Ces investissements massifs ont permis de générer une forte dynamique de l’emploi rattachée aux zones de montagne et aux oasis, avec la création de 5 525 emplois saisonniers et 4 435 emplois permanents. Les principaux bénéficiaires de cet écosystème d’appui se répartissent comme suit :

  • 469 coopératives et Groupements d’Intérêt Économique (GIE).
  • 427 très petites, petites et moyennes entreprises (TPME).
  • 80 associations de la société civile locale.

Couvrant des secteurs aussi diversifiés que l’agriculture durable, la préservation de l’environnement, l’artisanat traditionnel, la petite industrie ou encore les services de maintenance, ces réalisations confirment le rôle de pivot de l’ANDZOA dans l’émergence d’une économie oasienne résiliente et inclusive.

14ᵉ édition du Salon International des Dattes à Erfoud

L’ANDZOA mobilisée pour la sécurité hydrique et l'investissement responsable dans les oasis

Placée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’Assiste, cette édition consacre la filière phénicicole comme un pilier de la souveraineté alimentaire et un modèle de résilience face aux défis climatiques.

Erfoud, le 30 octobre 2025 – La 14ᵉ édition du Salon International des Dattes au Maroc (SIDATTES 2025), qui s’est tenue à Erfoud du 29 octobre au 2 novembre 2025, a clos ses portes sur un bilan hautement positif. Organisé sous l’égide du Ministère de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts, cet événement d’envergure a bénéficié de l’appui et de la co-organisation active de l’Agence Nationale pour le Développement des Zones Oasiennes et de l’Arganier (ANDZOA).

Cette édition s’est imposée comme une plateforme majeure de mobilisation, réunissant l’ensemble des acteurs de la filière autour des enjeux cruciaux de la durabilité des écosystèmes et de la création d’emplois en milieu oasien.

L’innovation hydrique au cœur des priorités oasiennes

Déployé sous le thème central « Gestion durable des ressources hydriques : base de développement du palmier dattier et des oasis », le salon a permis à l’ANDZOA de mettre en relief ses programmes de gouvernance de l’eau. Face au stress hydrique, l’Agence a promu les technologies d’irrigation de précision et les solutions basées sur la nature pour rationaliser l’utilisation des ressources.

Le temps fort de cette mobilisation a été la co-organisation d’une journée scientifique de haut niveau. Menée en partenariat avec l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA), l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Centre international de recherche agricole dans les zones arides (ICARDA), cette rencontre a tracé les nouvelles feuilles de route de la recherche et de l’innovation pour la pérennité des ressources hydriques oasiennes.

Un forum dédié à l'investissement responsable

Parallèlement aux échanges scientifiques, l’ANDZOA a activement participé au Forum de l’Investissement, un espace stratégique conçu en partenariat avec l’Agence pour le Développement Agricole (ADA) et le Groupe Crédit Agricole du Maroc (GCAM). Les sessions de travail ont permis d’orienter les porteurs de projets et les Très Petites, Petites et Moyennes Entreprises (TPME) vers des investissements responsables et inclusifs.

Cette synergie financière et technique vise à accélérer la modernisation des unités de valorisation et de stockage des dattes, tout en favorisant l’intégration des jeunes et l’autonomisation économique des femmes rurales à travers des emplois stables.

Un succès d'affluence historique

Témoignant de son rayonnement national et international, le SIDATTES 2025 a enregistré une affluence record en accueillant plus de 94 000 visiteurs au cœur de la capitale des dattes. Les espaces d’exposition ont offert une visibilité exceptionnelle aux coopératives et aux Groupements d’Intérêt Économique (GIE), valorisant l’excellence de la production phénicicole marocaine.

À travers sa forte présence à Erfoud, l’ANDZOA réaffirme son engagement à concrétiser les objectifs de la stratégie Génération Green 2020-2030, en faisant du secteur du palmier dattier un levier de prospérité durable et un bouclier écologique pour les oasis du Royaume.